Japon Insolite Fausses Eglises

 

Le Japon comporte deux sortes d’églises (dans le sens large du terme). Si, si ! Je vous assure. Les vraies et les fausses.

Les premières sont semblables à celles que l’on trouve en Europe par exemple, ce sont des lieux de culte. Les secondes, n’en ont que la forme et ne servent que pour des cérémonies de mariage laïques (et relativement onéreuses). Comment les reconnaître ? Tout d’abord, elles ressemblent (de loin) à des églises, voire des cathédrales, catholiques. Ensuite, il faut lever les yeux en direction des « clochers » et là, détail frappant, l’absence de croix dans de nombreux cas.

En voici deux photos que j’ai prises et rognées à l'intention de ce blog, l’une à Nagoya et l’autre, à Fukuyama.



Mon épouse, Japonaise un peu particulière, m’a affirmé qu’ayant fait des études de latin à l’école, je pourrais y décrocher un job (là-bas, on dit « baïto » - de l’allemand « arbeit »). Hein ? Bien sûr, m’a-t-elle rétorqué, tu jouerais le rôle du prêtre catholique et tu dirais n’importe quoi en latin, de toute manière personne ne comprend ! Va donc pour « vae victis » et « alea jacta est », qui me semblent bien de circonstance.

A propos, les mots d’origine étrangère ont aussi leurs côtés insolites (à suivre…)

Deux photos donc. Une vraie et une fausse (églises, pas photos ; non mais!). A vous de faire la disctinction. Celle de Nagoya s’appelle (en alphabet romain) « Katorikkununoike Church Seiyozefukan ». Difficile à lire n’est-ce pas ? Question d’habitude en fait. Ainsi, « Katorikku » signifie simplement catholique. – Les Japonais adorent insérer des voyelles derrière ou entre nos consonnes. Qu’est-ce que je vous disais ?

Pour celles et ceux qui sont intéressées par les religions chrétiennes au Japon, n’oubliez pas ce trésor inestimable qu’est Wikipédia.

Un de leurs anciens refuges est Hirado, ville du sud dont la plus grande partie est une île (préfecture de Nagasaki) :


Un bon article au sujet de ces fausses églises : https://www.hapasjapan.com/fake-priests/

En voici un résumé. Naître shintoïste, se marier catholique et mourir bouddhiste semble être une devise là-bas.

La principale difficulté du mariage catholique est de trouver prêtre et église. Il n’y en a pas à tous les coins de rue, pas comme les temples et sanctuaires qui sont innombrables dans un pays dont on dit que la majorité de la population n’est pas adepte d’une religion en particulier. Bref. La solution est la suivante : louer une salle ou un bâtiment adéquat. Cela peut se trouver dans certains hôtels, mais aussi dans nos fameuses fausses églises.

Et, bien sûr, se payer les services d’un faux prêtre, moins onéreux qu’un vrai selon cet article. La contrefaçon même légale et avouée est toujours moins chère…



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